La cathédrale Notre-Dame a joué un rôle important dans la vie d'Antoine Van Dyck: son père Frans était membre de la Guilde du Vénérable Sacrement et son mariage avec Maria Cuypers s'y déroula en février 1590. Leur fils Antoine y fut baptisé le 23 mars 1599 (le registre des baptêmes est conservé aux Archives de la Ville) et son ultime commande pour un tableau religieux était destinée à l'autel de la Guilde des Jeunes Arbalétriers dans cette église. Vu son décès prématuré, le tableau fut peint par Corneille Schut (Anvers, Musée des Beaux-Arts, inv. 327). Plusieurs personnages importants se firent immortaliser par le maître, notamment l'évêque Malderus, les chanoines Aubert Le Mire, Antoine de Tassis et Zeger van Hontsum, ainsi que l'organiste Henri Liberti.
Jusqu'au 19e siècle, l'église Saint-André a abrité l'épitaphe du peintre Jean de Wael et de son épouse Gertrude de Jode. L'artiste dont l'identité reste à ce jour inconnue s'est inspiré très exactement du portait du couple peint par Van Dyck (Munich). Une des stations du Chemin de Croix datant du 19e siècle serait inspirée du Portement de Croix de Van Dyck. Van Dyck connaissait très bien les Jésuites d'Anvers.
En 1621 Rubens peignit pour l'actuelle église Saint-Charles Borromée, les 39 tableaux des plafonds des bas-côtés, maintenant disparus. Il se fit aider par le jeune et prometteur Van Dyck. En 1628 Van Dyck se fit membre d'une des Congrégations Mariales des Jésuites, et à cette occasion il peignit pour cette sodalité une de ses oeuvres-maîtresses, Notre-Dame avec sainte Rosalie. Peu de temps après suivit le très beau tableau représentant le Bienheureux Herman-Joseph. Ces deux chefs-d'oeuvre sont conservés au Kunsthistorisches Museum à Vienne. Plusieurs Jésuites de ses amis érudits se firent portraiter par lui: Carolus Scribani, Jean-Charles della Faille et Jean-Baptiste de Bisthoven.
L'église Saint-Jacques, pourtant une des plus belles de la ville, et renommée parce que Rubens s'y fit enterrer, ne fit aucune commande à Van Dyck. Mais en 1660 sa la fille Justine ainsi que son mari Sir John Stepney se firent baptiser et se marièrent sous condition selon le rite Catholique dans cette église.
Suite à l'occupation Française, seul Le portement de Croix peint pour les Dominicains est encore sur place, dans l'église Saint-Paul. C'est pourquoi cette oeuvre-d'art est la pièce-maîtresse de cette exposition. Le nombre d'esquisses conservées pour ce tableau de jeunesse est tout-à-fait exceptionnel. Les dix esquisses seront représentées en photo, la dernière étant conservée au Cabinet des Estampes d'Anvers.

Laatste wijziging op 16/1/2011 door
Marc Dehaese 
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