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Arias Montanus, Benoit.

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Portrait d'Arias Montanus (Droits d'auteurs Bibliothèque ICT)
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Orientaliste espagnol, né en 1527 à Frejenal « de la Sierra », c´est à dire « de la montagne » d´où son surnom de Montano ou Montanus. Il était fils de notaire.
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Après avoir fréquenté les écoles de Séville et étudié la théologie et les langues orientales à l´université d´Alcala, il voyagea dans diverses contrées de l´Europe : en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie et dans les Pays-Bas, ce qui lui permit de maîtriser les langues vivantes.
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Ayant été reçu dans l´ordre de Saint-Jacques en qualité de clerc, il se fit ordonner prêtre.
En 1562, il accompagna Martin Perez d´Aiala, évêque de Ségovie au Concile de Trente où il acquit une grande réputation.
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De retour en Espagne, il se retira à l´ermitage de Notre-Dame-des-Anges où il souhaitait se livrer entièrement à son goût pour la méditation.
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Philippe II le fit appeler afin de lui confier l´édition d´une nouvelle Polyglotte qui devait être imprimée à Anvers par Christophe Plantin. Arias Montanus s´y consacra pendant quatre ans de 1568 à 1572.
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Nommé à la direction générale des travaux, il apporta également une forte contribution à la rédaction de l´oeuvre.
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L´édition de la Polyglotte emplifia la réputation d´Arias mais lui suscita également un ennemi, Léon de Castro, professeur de langues orientales à Salamanque. Celui-ci le dénonça à l´Inquisition de Rome puis à celle d´Espagne, en l´accusant d´avoir altéré le texte de la Bible et confirmé les Juifs dans leur croyance par ses paraphrases chaldaïques.
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Arias dut faire plusieurs voyages pour se justifier. Il fut finalement absous en 1580.
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Philippe II lui offrit un évêché comme récompense de ses travaux, ce qu´il refusa pour se retirer de nouveau dans son ermitage d´Aracena.
Philippe II l´en tira une seconde fois pour lui confier la bibliothèque de l´Escurial, recemment construit et l´enseignement des langues orientales.
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Retiré à Séville, Arias Montanus est décédé en 1598, à l´âge de 79 ans.
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Il fut un des plus savants théologiens du XVIeme siècle, et connaissait les plus érudits de l´époque.
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Il savait très bien l´hébreu, le chaldéen, le syriaque, l´arabe, le grec et le latin, et parlait avec la plus grande facilité l´allemand, le français, le flamand et le portugais.
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Il vécut presque dans la pauvreté alors qu´il aurait pu obtenir des dignités et des richesses.
Ses ouvrages traitent presque tous de l´Ecriture Sainte. Outre une traduction de l´Ancien Testament,
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Arias Montanus a laissé toute une série de commentaires, imprimés pour la plupart chez Plantin, à Anvers.
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