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Le temps des Réformes

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On situe le début des “Temps modernes” à la fin du XVème siècle. C´est le temps des Réformes de l´église illustré notamment par une redécouverte de la Bible et par des compréhensions divergentes du Livre Saint.
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Erasme écrivait : “Nulli non licet esse biblistam / il n´est interdit à personne d´être bibliste”. C´est là un des rêves le plus constant du XVIème siècle.
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Ce siècle vit paraître un certain nombre de traductions nouvelles des Ecritures Saintes avec une constante : faire que tous puissent lire la Bible.
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En opposition au livre du Moyen Age, objet rare et coûteux et pour cela enchaîné au sens propre du terme, la Bible du XVIème siècle est généreuse car elle s´adresse au plus grand nombre. Humanistes et imprimeurs oeuvrent pour diffuser la Bible dans le monde chrétien. Gutemberg est associé à cette merveilleuse aventure.
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L´imprimerie permet la démultiplication des lecteurs. Par voie de conséquence, les traductions en langues vernaculaires se multiplient. Un rapport nouveau s´instaure entre la Bible et le lecteur où l'Eglise n'est plus la seule médiatrice.
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Durant cette époque, les Européens ouvrent des routes commerciales multiples. Ils sont alors confrontés à des mondes, à des cultures différents. Ils puiseront dans les sources classiques bibliques les réponses à ces situations nouvelles. Cependant, au contact de la diversité, les attitudes se modifient, le langage évolue ainsi que le rapport au Livre.
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Une manière différente et nouvelle de penser et de vivre le salut s´impose progressivement, d´où l´éclosion d´Eglises dites “Réformées”. Ces bouleversements revêtent un caractère politique, culturel et religieux.
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